Membre estimé du CCC, il a récemment été récompensé par la Société canadienne de l'hémophilie pour ses quarante années de défense des intérêts des personnes atteintes de troubles de la coagulation.
Guy-Henri Godin, membre dévoué et de longue date du Comité consultatif communautaire (CCC) du RCT, a été reconnu pour ses contributions exceptionnelles en recevant le prix John Plater Advocacy de la Société canadienne de l'hémophilie (SCH).
Fondée en 1953, la SCH est un organisme de bienfaisance bénévole national qui s'efforce d'améliorer la santé et la qualité de vie de toutes les personnes vivant au Canada avec un trouble héréditaire de la coagulation. Elle compte aujourd'hui des sections dans chaque province. Tous les deux ans, la SCH rend hommage à des personnes qui ont contribué de façon significative à l'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes d'un trouble de la coagulation. La cérémonie de remise des prix nationaux de la SCH 2023 a eu lieu le 6 mai à Niagara Falls, en Ontario.

Guy-Henri est le membre le plus ancien du CAC ; il représente la Société canadienne de l'hémophilie depuis 2013. Dans les années 1980, Guy-Henri a reçu du sang contaminé par VIH le virus de l’hépatite C lors d’un traitement contre son hémophilie sévère. Depuis lors, il milite avec passion en faveur des hémophiles, en particulier ceux qui ont été exposés à du sang contenant VIH le virus de l’hépatite C. Ce prix rend hommage à ses quatre décennies d’engagement social, à son travail de défense des droits et à son combat inébranlable pour les droits des hémophiles canadiens. « J’ai commencé à faire du bénévolat pour la section québécoise de la CHS à l’âge de 18 ans, avant d’entrer à l’université. C’est un immense honneur d’être reconnu, et cette nouvelle a été une délicieuse surprise », a déclaré Guy-Henri. « J’ai appris ma nomination il y a quelques mois et j’ai fêté cela autour d’un charmant dîner avec ma femme. »
Guy-Henri est le premier lauréat du prix John Plater, créé pour rendre hommage au travail exceptionnel de John Plater, défenseur infatigable des droits des personnes atteintes de troubles hémorragiques, VIH et de l’hépatite C. À l’instar de Guy-Henri, John Plater s’est battu pour améliorer les soins et les traitements, pour un système de transfusion sanguine plus sûr, ainsi que pour le droit à une indemnisation financière des personnes atteintes de troubles hémorragiques infectées par VIH l’hépatite C par le biais du système de transfusion sanguine. Guy-Henri connaît parfaitement l’œuvre de John Plater, qui a lui aussi été membre du CAC pendant quatre ans avant son décès.
"Avec James Krepner et Ian de Abreu, qui étaient également membres du CCC, Plater et moi nous sommes battus sans relâche pour obtenir une enquête publique sur le scandale du sang contaminé", se souvient Guy-Henri, qui a pratiqué le droit à Montréal pendant plus de 30 ans. Finalement, la Commission d'enquête sur l'approvisionnement en sang au Canada a été créée et a publié ses résultats en 1997.
Au cours de sa campagne en faveur de l’ouverture d’une enquête, Guy-Henri a été très présent dans les médias et a donné à ce jour plus de 100 interviews à la radio et à la télévision. C’est également un auteur prolifique, qui met en lumière la vie avec VIH son livre intitulé « Les hémophiles sacrifiés », dont il espère la publication prochaine. Par ailleurs, il enseigne à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, où il inspire la prochaine génération de cliniciens.

"Ce prix est un honneur que l'on ne reçoit qu'une fois dans sa vie. C'est incroyablement spécial et humiliant d'être comparé à des gens comme John Plater", a-t-il déclaré.
Sa motivation pour le militantisme et l’engagement communautaire découle de son désir de veiller à ce que les générations futures n’aient pas à endurer les mêmes épreuves que celles qu’il a lui-même traversées. « À 58 ans, je suis pleinement conscient de la chance que j’ai d’être en vie et d’avoir été témoin des progrès considérables réalisés en matière de traitements au cours de ma vie. Cependant, il n’existe toujours pas de remède contre VIH bon nombre des lésions subies par mon corps sont irréversibles », a-t-il déclaré. Il garde néanmoins espoir : « J’espère que ceux qui sont nés hier ou qui naîtront la semaine prochaine auront une vie meilleure que la mienne, avec moins d’hospitalisations et davantage d’occasions de faire du sport. Peut-être que la prochaine étape décisive sera l’élimination du VIH nos organes et VIH nos ganglions lymphatiques — ces fameux réservoirs. J’espère voir cela de mes propres yeux et vivre pour le constater ! »
En attendant, Guy-Henri poursuit son action de sensibilisation et contribue activement à la recherche chaque fois que cela est possible, notamment dans le domaine de la prise en charge de la douleur chez les personnes vivant avec VIH celles atteintes de troubles hémorragiques.
En 2021, Guy-Henri a écrit un article pour le CTN, Le joueur d'équipedans lequel il donne un aperçu personnel de son travail et de son autre passion, le hockey !



