CTNPT 026 : La neuro-imagerie comme biomarqueur de l'entraînement cognitif dans la maladie de HAND
L'imagerie cérébrale pour comprendre les troubles neurocognitifs VIH et prédire la réponse à un entraînement cognitif
À propos de l'étude
Cette étude visait à répondre à trois questions. Quelles sont les techniques d'imagerie par résonance magnétique (IRM) :
sont-elles les plus efficaces pour mettre en évidence la différence entre les personnes VIH présentant des capacités cognitives élevées et celles présentant des capacités cognitives faibles ?
sont les plus efficaces pour prédire la réponse à un programme d'entraînement cognitif informatisé de 8 semaines ? (IRM au début du programme)
sont les plus efficaces pour montrer la différence entre les personnes qui réagissent positivement à ce programme et celles dont les capacités cognitives ne s'améliorent pas ? (IRM à la fin du programme)
Contexte
Les troubles cognitifs constituent un problème de santé relativement courant chez les personnes vivant avec VIH. Il est désormais établi que VIH maladie chronique, peut avoir des répercussions négatives sur les fonctions cognitives et la santé mentale, même en cas d'excellent contrôle viral.
La neuro-imagerie moderne nous offre de nouveaux moyens puissants d'analyser les causes possibles des changements cognitifs et mentaux. Cela pourrait nous permettre de prédire le risque de déclin mental et l'efficacité de certaines stratégies (comme l'entraînement cognitif informatisé) pour améliorer ou préserver les fonctions mentales.
Mais la neuro-imagerie est un domaine qui évolue rapidement, avec de nouvelles méthodes et stratégies développées chaque mois. Les possibilités ainsi créées sont passionnantes, mais elles posent également certains défis : quelles sont les mesures les plus appropriées ? Quels sont les effets et comment les prévoir ? Comment minimiser le coût et la charge pour les participants tout en maximisant ce que l'on peut apprendre sur les mesures du cerveau ?
Approche de l'étude
Les mesures de neuroimagerie ont été recueillies auprès de deux échantillons issus d’une étude en cours sur la santé cérébrale chez les personnes vivant avec VIH CTN 273). Au total, 80 sujets ont été sélectionnés parmi les personnes inscrites dans la cohorte principale. Les participants ont suivi un programme d’entraînement cognitif en ligne de 8 semaines axé sur l’amélioration de l’attention et des fonctions exécutives (capacités mentales qui vous aident à accomplir des tâches). Cette intervention a été proposée à un groupe sélectionné au hasard présentant des symptômes cognitifs et des signes de baisse des capacités cognitives lors des tests. Certains participants ont commencé cet entraînement cognitif immédiatement, tandis que d’autres l’ont commencé après une période d’attente, mais dans les 8 semaines suivant le début de l’étude.
Pour atteindre le premier objectif de cette étude, vingt autres sujets ne présentant pas de troubles cognitifs et ayant des capacités cognitives plus élevées pendant les tests ont été recrutés dans le groupe principal de participants. Tous les sujets ont subi deux séances d'IRM, à environ trois mois d'intervalle.
Résultats
L'étude CTNPT 026 a comparé deux techniques d'imagerie afin de déterminer laquelle était la plus efficace pour mettre en évidence les modifications cérébrales associées aux capacités cognitives chez les personnes vivant avec VIH. L'électroencéphalogramme (EEG) au repos permet de visualiser l'activité électrique du cerveau, tandis que l'IRM structurelle permet d'observer la forme, la taille et l'intégrité du cerveau. Les chercheurs ont conclu que l'EEG était plus sensible que l'IRM pour évaluer les modifications cérébrales liées aux capacités cognitives chez les personnes vivant avec VIH.
Afin de mieux comprendre les modifications VIH chez des personnes présentant différentes capacités cognitives (allant d’une fonction cognitive normale à une déficience cognitive légère), l’étude CTNPT 026 a confié deux tâches cognitives aux participants. Pendant qu’ils effectuaient ces tâches, des données sur leur activité cérébrale ont été recueillies à l’aide de l’imagerie EEG, puis comparées à la gravité de leur VIH , évaluée par numération des CD4. L’imagerie EEG a révélé que les réponses cérébrales observées pendant l’exécution des tâches pouvaient constituer de bons indicateurs de la capacité cognitive chez les personnes présentant une fonction cognitive normale ou une déficience cognitive légère. Les résultats indiquent également que la gravité de VIH était liée à la fonction cérébrale et, par conséquent, aux capacités cognitives. Ces résultats suggèrent que la mesure de l’activité cérébrale par EEG pendant l’exécution de tâches spécifiques pourrait constituer un moyen utile pour cibler ou suivre les approches thérapeutiques ou de rééducation destinées à traiter les troubles cognitifs chez les personnes vivant avec VIH.
Conditions d'éligibilité
Exigée
- Âge : 35 ans ou plus
- VIH depuis au moins un an
- Capacité à communiquer en anglais ou en français
- Accès à l'internet et à un ordinateur/tablette
- Capable de donner consentement éclairé
Non autorisé
- Présence de démence
- Espérance de vie inférieure à trois ans
- Autre trouble neurologique, y compris une infection opportuniste active du SNC
- Trouble psychotique
- Dépendance ou abus de substances actuelles
- Hépatite C nécessitant un traitement à l'interféron pendant la période d'étude.
Enquêteurs
Voici qui dirige cette étude.
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